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L’Essaillon
« Entre la Tourre et lou Crapoun,
I a moun païs, qu’ei Sederoun »
Alfred Bonnefoy-Debaïs

Etudier, préserver et faire connaître le Patrimoine Historique, Naturel et Culturel de Séderon et de sa Région

Que sont-ils devenus  ?…
Article mis en ligne le 11 janvier 2022
dernière modification le 29 juillet 2026

par JEAN Yvonne

En consultant la page consacrée aux photos de mariage faites par Camille JULLIEN, une famille nous écrit.

https://essaillon-sederon.net/spip.php?article571

Voici un résumé de la vie d’Augustine LARMAGNAT et de Marcellin JEAN après leur mariage célébré le 10 avril 1928 à Séderon.

Marcellin, devenu garde-forestier, a été muté à Lus-la-Croix-Haute puis à La Motte-Chalencon  ; il est ensuite revenu avec sa femme et ses deux filles à Vaison-la-Romaine où ils ont eu 2 garçons avant le décès d’Augustine le 10 novembre 1947.

Marcellin était alors garde-forestier dans le Ventoux et Augustine tricotait à demeure sur une des premières machines.

Leur première fille Colette, coiffeuse, se marie avec le fils d’un coiffeur de Vaison : Paul Marre. Ils travaillaient dans le salon du père de Paul situé place Montfort à Vaison, puis ils partent s’installer à Avignon. Paul entre au centre psychiatrique de Montfavet comme infirmier et Colette devient fleuriste chez son oncle : Paul Larmagnat qui avait une boutique de fleurs rue Bonneterie à Avignon. Leur fils unique Dany était infirmier également à Montdevergues comme son père.

Ensuite la deuxième fille était Éliane (22-12-1932, La Motte-Chalancon). Au décès de sa maman – sa sœur étant déjà mariée – c’est elle qui a aidé Marcellin à élever ses deux frères âgés de 7 et 5 ans. Elle se marie avec Marcel Blay, originaire lui aussi de Vaison. Ils partent habiter Valréas, car l’oncle et la tante d’Éliane, propriétaires d’un cartonnage, emploient Marcel comme contre-maître. Il y fera toute sa carrière, Éliane y travaille également. Ils ont eu deux enfants : Christine et Bruno.

L’aîné des garçons est Claude. Après l’arrêt de ses études, il est accueilli à Avignon par son parrain Henri Sabouraud qui possédait une carrosserie. Il est d’abord apprenti-peintre mais il a mis ensuite son travail entre parenthèses (avec l’accord de son parrain) pour se consacrer au cyclisme, sport qu’il pratique avec succès, enchaînant les victoires dans de nombreuses courses régionales, puis nationales.

Il part à la guerre d’Algérie où il restera presque deux ans. À son retour, il abandonne le cyclisme, reprend sa place à la carrosserie où il devient contre-maître. En 1963, il se marie avec Yvonne Ravote, institutrice à Avignon.

Il quittera la carrosserie pour installer sa propre entreprise qui d’ailleurs existe toujours : Carrosserie Claude Jean à Avignon. Ils ont eu 2 enfants : Sylvain et Clotilde.

Le plus jeune est Gilbert, de deux ans le cadet de Claude. Entré à l’école hôtelière de Nice, il obtient son diplôme puis part exercer son métier dans des hôtels aux Bermudes puis au Canada. Mais il doit revenir en France pour effectuer son service militaire en Algérie, lui aussi.

Au mariage de son frère, il fait la connaissance d’une amie de la mariée et il l’épouse deux ans après.

Il abandonne alors l’hôtellerie pour ouvrir une boutique de fleurs rue Bonneterie à Avignon. Devant le succès de son magasin, il en ouvre un plus important rue Joseph Vernet à Avignon toujours.

Son épouse, Anne-Marie, reste, elle, à la boutique de la rue Bonneterie quelque temps puis rejoint Gilbert pour le seconder.

Ils ont eu aussi 2 enfants : Cyril et Delphine.

Marcellin est mort en 1990.

Paul Marre est décédé, Colette qui a 92 ans est dans une résidence pour personnes âgées à Sainte-Cécile-les-Vignes.

Marcel Blay est mort lui aussi. Éliane vit toujours à Valréas entourée des enfants qui vivent à proximité.

Claude et Yvonne habitent près de Vaison, à Roaix, depuis leur retraite. Leur fils Sylvain est mort accidentellement à 28 ans. Clotilde vit près de ses parents à Roaix, elle aussi.

Gilbert est veuf, son épouse Anne-Marie est décédée. Il vit tout seul près d’Avignon, aux Angles et ses enfants sont très près de lui.

Et voilà la saga de la famille JEAN. Il y a bien sûr des petits-enfants et même un arrière petit-fils qui vient de partir vivre au Canada…

Yvonne JEAN
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