Bandeau
L’Essaillon
« Entre la Tourre et lou Crapoun,
I a moun païs, qu’ei Sederoun »
Alfred Bonnefoy-Debaïs

Etudier, préserver et faire connaître le Patrimoine Historique, Naturel et Culturel de Séderon et de sa Région

Le Mesclun du Trepoun
Article mis en ligne le 30 juin 2016
dernière modification le 2 octobre 2020

par ESSAILLON

La chapelle Saint Pierre de Gueisset

 Grâce à notre ami Ritou Espieu il a été récemment possible de se rendre sur des vestiges qui sans aucun doute sont ceux de la chapelle de Saint Pierre de Gueisset. Ces vestiges se situent au sommet d’une colline à l’entrée de la Combe de la Saulce (voir la figure 1), au milieu d’un quartier qui porte encore le nom de Saint Pierre, confirmant ainsi la présence d’un édifice religieux en ce lieu.

Figure 1
© Essaillon

Le nom de Saint Pierre de Gueisset est cité le 13 mai 1601 dans l’acte de fondation qui réunit les territoires des communautés de Séderon et de Gueisset au sein d’une même paroisse du diocèse de Gap et de l’archevêché d’Aix (la nouvelle paroisse est placée sous le titre de Notre Dame de la Brune, Saint Baudille et Saint Pierre de Gueisset).

La chapelle de Saint Pierre de Gueisset ne devait être qu‘une modeste chapelle rurale. Une croix en bois (voir la figure 2) a longtemps marqué son emplacement. Les vestiges de ses murs restent encore visibles au milieu des buissons (voir la figure 3).

figure 2
figure 3
© Essaillon
© Essaillon

A son emplacement (1070 m d’altitude, 44° 11’ 53’’ de latitude et 5° 34’ 37’’ de longitude) la chapelle dominait tout le territoire de l‘ancienne communauté de Gueisset, ce qui confirme certainement sa qualité d‘édifice religieux tutélaire de ce pauvre territoire (terroir et juridiction à part d’un lieu inhabitable).

Dans une enquête de 1613, la chapelle de Saint Pierre de Gueisset est encore signalée comme une filliole de l’église paroissiale de Séderon. Elle ne sera plus citée dans une enquête réalisée à la Révolution.

La famille de Ritou Espieu a longtemps gardé le souvenir de cette chapelle et des processions qui s‘y rendaient pour aller chercher la pluie (il pleut plus souvent dans le vallon de la Saulce qu’à Séderon).

[Henri ESPIEU et Pierre MATHONNET]

André Seurre

– petit retour sur le peintre-verrier qui réalisa les vitraux et la fresque du chemin de croix dans l’église de Séderon en 1943 (voir Trepoun n°56).

Deux intéressantes photos m’ont été récemment communiquées, où on le voit en plein travail dans son atelier de Besançon en février 1959 :

© Essaillon
© Essaillon
[photo : Mémoire Vive Besançon, fond Bernard Faille]

Mais surtout, et c’est encore plus extraordinaire à mon sens, j’ai appris que Seurre avait réalisé une autre fresque de chemin de croix ! C’était en 1947, dans l’église d’un petit village de la Loire qui s’appelle Boisset-lès-Montrond.

Je suis allé la voir ! En voilà un petit aperçu :

© Essaillon
[André POGGIO]

Dictons séderonnais,

pour un hiver que l’on croit passé :

« L’hiver c’est comme une biasse, s’il passe pas devant, il passe derrière » (rapporté par Bernard Girard).
A rapprocher du dicton que citait monsieur Plaindoux :
« Le mauvais temps et le beau temps sont dans un même sac, il faut qu’ils sortent ».

[Pierre MATHONNET]

La Chavadrôme

– C’est le nom d’une rencontre entre astronomes amateurs, qui se retrouvent chaque année à Eygalayes et séjournent chez Josette, à la ferme du Casage.

Un participant a raconté sur internet l’édition 2015. Laissons de côté les anecdotes liées aux observations astronomiques pour garder ces remarques que je vous laisse savourer :

« Le 16/08/2015 - Lever à 8h30. Après le petit déjeuner nous partons au marché de Séderon. Il y a un monde fou pour un si petit village. Nous y faisons la connaissance de l’historien Sandy-Pascal Andriant. Il a mis 5 ans pour écrire son dernier livre sur les poilus de Séderon. J’espère que mon travail de recherche sur ceux de mon village de Bessancourt dans le Val d’Oise ne me prendra que 1.200 heures.

Nous profitons du marché pour acheter un livre du poète Alfred Bonnefoy de Baïs, qui est natif de Séderon. Il est écrit en occitan  [1] avec une traduction en français. Cadeau pour Josette, notre hôtesse, à qui nous l’offrirons dédicacé par chacun d’entre nous avant le repas du midi…

Le 19/08/2015 - Nous allons au marché à Buis-les-Baronnies. La route entre Eygalayes et Buis-les-Baronnies est une superbe balade. En cours de route, nous voyons la fumée sortir du conduit de fumée d’un alambic. Mon sang de Normand ne peut résister… Nous nous approchons et allons voir la distillation de la lavande. L’alambic  [2] date du début du siècle dernier. Rien n’est motorisé, sauf le palan pour retirer la lavande des silos à vapeur. Je suis surpris par la difficulté du travail fourni et le peu d’essence de lavande récupérée… »

Annuaire du téléphone 1925

– Quel fut le premier séderonnais abonné au téléphone ? L’annuaire de 1925 indique qu’il y avait alors 2 abonnés, le titulaire du n°1 étant le docteur Payre-Ficot, la Gendarmerie n’ayant que le n°2.

Payre-Ficot était une importante personnalité locale puisque, outre son métier de médecin, il fut conseiller municipal, adjoint puis successeur de Lucien Bertrand comme maire de Séderon et comme conseiller général.

© Essaillon
© Essaillon
[document retrouvé par Aline et Jean-Pierre JOURDAN]